Dimanche 15 novembre 2009

Cet article fait suite à une interview de Carole Blancot, diffusé sur son site dans la rubrique « Le divan du vendredi »

 

Le contexte

Le siège d’une société importante d’agro alimentaire occupe deux plateaux d’un immeuble. La gestion des usines (15 personnes) occupe le second plateau.


Le chef de service, qui depuis dix ans, gère ce service, démissionne et est remplacé par un autre

Le service, sous l’impulsion des « anciens », 3 personnes d’une cinquantaine d’années ayant fait carrière dans l’entreprise, se met à prendre en grippe le nouveau manager et lui mène la vie impossible. A titre d’exemple peuvent être citées les manifestations d’une forte agressivité dans la façon de se comporter, de retenir l’information, de refuser de façon plus ou moins explicite d’appliquer les nouvelles méthodes.
Au terme d'une année, à la surprise générale y compris de la direction, le jeune cadre donne sa démission.
Appelé par la direction à ce moment précis, je suis intervenu.
L'objet de mon intervention était de conserver ce manager qu’elle estimait et aussi de veiller à ce que le service concerné ne soit pas déstructuré.


Une intervention en quatre temps

§                          J'ai effectué 4 séances d’une heure avec le chef de service. Ces séances s’apparenteraient à des séances de thérapie. Au moyen de l’écoute active, nous avons cherché à comprendre ensemble en quoi sa façon de réagir avait été la seule imaginable par lui afin de lui permettre de ressentir son choix et de l’actualiser.

§                          J'ai conduit 1 entretien individuel avec chacun des membres du service.

§                          Le même jour, j'ai animé l’après-midi une séance collective à destination des 14 membres du service pour comprendre leurs attitudes. Les causes étaient diverses, mais pour résumer les « trois leaders » avaient exprimés leurs attachements a leur ancien cadre, leurs peurs relatives au changement (ces personnes évoluaient dans cette entreprise depuis trente ans) et le rejet de leur nouveau chef. C'est ainsi qu'inconsciemment ces personnes avaient été au cœur de la polémique et à l'origine de la démission du nouveau manager.

§                          J'ai animé 1 stage de 2 jours sur le thème de la gestion des conflits auquel tous les membres du service ont participé. L’objectif était de permettre à chacun d’exprimer son propre fonctionnent, de comprendre les convergences et divergences de fonctionnement des autres membres et de bâtir-rétablir une structure hiérarchique opérationnelle.

1.                      
 Conclusions/Résultats
Le service s’est ressoudé et s’est mis à fonctionner très correctement a tel point qu’un changement de logiciel informatique qui était un très gros challenge s’est déroulé à merveille et dans une vraie entente. Le stage de gestion des conflits basé, d’une part sur ce que chacun ressent et d’autre part, sur l’étude du fonctionnement du stress à permis aux membres de ce service de se découvrir autrement et a redonné au chef de service sa place (ce qui était prioritaire).
6 mois plus tard, tandis que j'étais sollicité pour une autre mission au sein de cette même entreprise, j’ai pu constater certes notre succès, mais aussi et surtout la nécessité de faire intervenir une personne de l’extérieur  pour résoudre les dysfonctionnements de ce type par l'usage de ce mode d'intervention.


 

Par Ph. Sorstein - Publié dans : gestion des conflits
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Samedi 7 novembre 2009

Le syndrome d'épuisement professionnel ou burnout est un syndrome d’épuisement qui fait partie des risques psychosociaux professionnels, consécutif à l'exposition à un stress permanent et prolongé. Ce syndrome est nommé Burn Out Syndrome chez les anglophones et karoshi(過労死) ou « mort par la fatigue au travail » au Japon http://www.paris-coach.fr/2008/03/travailler-en-mourir.html
il y a des solutions, Arc en Terre, est spécialisé dans les risques psychos sociaux : contactez les consultants !
 :

Par Ph. Sorstein - Publié dans : gestion du stress
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 1 octobre 2009
La souffrance des salariés est palpable. Bernard Salengro, médecin du travail et secrétaire national de la CFE-CGC, demande que le stress soit reconnu comme une maladie professionnelle. 
Par J Halberstam - Publié dans : gestion du stress
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Lundi 28 septembre 2009
Peut-on parler d'une " échelle du stress " dans le sens où un stress modéré peut être source d'efficacité mais est également, lorsqu'il devient trop important et incontrôlable, contre-productif, voire malsain ?

Pascale Levet : La première chose qu'on peut dire, c'est qu'effectivement, pendant de nombreuses années, il y a eu une valorisation de ce qu'on appelle le "bon" stress. En particulier dans le cas du rôle et des comportements professionnels des cadres et des managers en général. Aujourd'hui, on se rend compte qu'on ne peut pas assimiler la capacité d'une organisation à stimuler l'énergie, l'implication d'un individu au travail à du bon stress. Le stress modéré ou très élevé intervient dans des situations dans lesquelles l'individu rencontre des difficultés à faire face aux paradoxes, aux contradictions, aux dilemmes dans lesquelles les situations de travail les placent.

lire la suite sur :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/06/16/le-stress-au-travail-coute-3-a-5-du-pib_1207382_0.html#xtor=AL-32280265
Par J Halberstam - Publié dans : gestion du stress
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Dimanche 20 septembre 2009

Un 23 ème suicide à France Télécom a mis une fois de plus en exergue la difficulté grandissante que nous avons à faire notre place dans un environnement de plus en plus déshumanisé.

  Hormi cas de difficultés extrêmement graves, un suicide a forcément des causes multiples et ne peut pas être imputé aux seules conditions de travail. L’émotion et le tollé provoqués ont deux causes importantes.

 

La première est le tapage médiatique et l’exploitation qu’en a fait la presse.  Le Canard Enchaîné notait cette semaine que les suicides chez France Télécom existent et cette année, quelque soit la douleur qu’une mort peut provoquer, n’est (hélas) pas pire que les années précédentes.

 

La seconde raison est peut être ce que les « psys »  nomment l’identification projective


Le monde du travail est devenu totalement déshumanisé. Des managers aux manutentionnaires, il est devenu impossible de se sentir sécure  dans un univers ou les décisions sont prises souvent à contre cœur dans l’espoir de ne pas sombrer, ou de ne pas se voir disparaitre. Derrière le « il faut plaire aux actionnaires », combien sont ceux qui décident ou exécutent des directives dépourvues de sens, où les valeurs fondant notre civilisation telles que la probité, l’honneur, le courage sont devenues risibles face au toujours plus que génère notre système, qui parait il, est le libéralisme.

L’instinct grégaire et la solidarité entre « gens » d’un même clan a permis depuis plusieurs millions d’années à la race humaine de survivre, c’est dire à quel point, du point de vue individuel, la lutte sans merci que se livrent les entreprises entre elles, et cette peur permanente des restructurations, du licenciement, qui nous fait nous protéger des autres est déstructurante         

                                                            .

 

Il y a deux réponses à cette situation. La première est de considérer l’hors norme de la situation et que le système économique de notre civilisation est rentré dans une  phase pathologique à laquelle il faudra remédier tôt ou tard.

Le système est malade car il rend malade ses membres, c’est aussi simple que ca. Si les suicides à France Télécom, société mondialisée et nous touchant particulièrement car faisant partie de notre patrimoine nous émeuvent à ce point c’est peut être que les actes de ces êtres désespérés portent en eux l’expression de nos doutes et de nos frayeurs à tous.

 

La seconde réponse  est de trouver des outils différents pour compenser les failles actuelles dans lesquelles de plus en plus de salariés sombrent.  Jamais au cours des décennies précedentes,  le besoin d’écoute active, base de la psychothérapie ne s’est fait à ce point sentir. Le stress empêche tout recul face aux situations, et seul le recul permet le discernement. La notion d’écoute est une pause que l’on vit sans qu’aucun enjeu (source de stress) ne soit demandé. Simplement être là et s’offrir un instant pour soi.

 

Lequel d’entre nous se souvient avoir pris une heure dans sa journée pour simplement respirer en sentant sa seule présence ?

 C’est d’une certaine façon le but de l’écoute active , aucune contrainte, aucun chalenge, laisser de coté le « winner » pour simplement se reconnaître et s’accepter dans ce que l’on est.

 

Jung disait l’important c’est d’être complet, pas d’être parfait. La situation présente démontre que la recherche de la perfection sans chercher à être complet, sans chercher à accueillir nos espaces personnels qui ont besoin d’autre chose peut mener à des difficultés personnelles grave stress, sur-stress, burn out, dépression et ……..

 

Alors pourquoi ne pas dès maintenant se donner les outils pour vivre au mieux cette époque qui ne peut être qu’une transition vers une autre forme de pensée et d’action ? De plus en plus d’entreprise font appel à des masseurs, des psychothérapeutes ou des coachs centrés sur la personne dans ce seul but.

 

 Avoir un espace de paix !!

 

 

Par Ph. Sorstein - Publié dans : harcèlement au travail
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 10 septembre 2009

Je lisais cet été le livre « Embrasser le ciel immense » de Daniel Tammet. Il fait un point sur certaines avancées scientifiques en matière de cerveaux et plus particulièrement dans les Neurosciences. Daniel Tammet est un autiste Asperger considéré comme un des plus grand génie de la planète. A ce titre les plus grands Neuroscientifiques se sont penchés sur son cas.

 

Un des passages de son livre qui m’a donné matière à réflexion concerne « la sensation du membre manquant » Un Neurologue V.S. Ramachandran émis l’hypothèse que les membres fantômes  c'est-à-dire la sensation qu’un membre amputé ou déchiré continue de faire parti du corps et être ressentis seraient le résultat d’un enchevêtrement de connections au sein du cortex somato-sensoriel, partie du cerveau ou les neurones s’activent quand on touche la peau. Toute la surface du corps est cartographiée dans notre cerveau, si par exemple nous touchons la main, les neurones correspondant vont répondre. La théorie du Pr Ramachandran fut inspirée de chercheurs qui découvrirent que le cerveau modifiait sa carte sensorielle quand une des régions ne recevait plus de signaux. Par exemple si une main est amputée, la zone correspondante perd toutes ses informations et ce sont les régions cérébrales voisines (le bras, le visage) qui s’octroient alors le travail de réception de signaux.

Pour valider sa théorie de façon expérimentale le professeur banda les yeux d’un de ses patients qui souffrait et avec un coton tige pour stimuler certaines parties de son corps et son patient devait lui dire ou il croyais être touché, quand l’expérimentateur touchait sa joue son patient (cobaye) lui disait ressentir quelque chose au niveau de son pouce fantôme, quand il touchait la lèvre supérieure, la sensation était au niveau de l’index, etc …Par la suite des scanners effectués sur des patients souffrant du syndrome du membre fantôme confirmèrent ces résultats                                                                                                .

                                                                             

Comment fonctionne le cerveau, pourquoi le fait de comprendre les process qui nous ont amené à être ce que nous sommes ne suffit pas à nous faire changer, tous les coachs et tous les psys se sont posés cette question, pourquoi devoir répéter plusieurs fois les mêmes choses souvent, pourtant, cérébralement  acquises ? Pourquoi seules les expériences nouvelles répétées de nombreuses fois peuvent permettre une transformation durable ? Pourquoi nos stages de développement personnel, gestion de stress ou autre doivent ils être répétés régulièrement pour avoir un certain effet ?

 

Il est possible qu’un des éléments de réponse soit dans ce type d’expérience. Nous sommes des pulsions électriques  habitant et reliant des neurones, ces pulsions sont générées par nos fonctions motrices et nos stimuli extérieurs une histoire, un passé, une vie sociale et j’en passe. Le cerveau stocke, s’adapte  et compense les informations émises. Il crée des zones de réception, qui devront être reprogrammées, rééduquées. Il est intéressant que des expériences neuronales actuelles crédibilisent les pratiques et la clinique issues de la psychologie. Cela nous renforce dans nos pratiques, et nous permettent de mieux comprendre et accepter le temps qu’il faut pour vivre le changement.

Par Ph. Sorstein - Publié dans : Pourquoi faire appel à Arc en Terre Développement
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 16 juillet 2009


Soucieux des bonnes relations au travail 300 entreprises  ont choisi d’adopter « La Charte des bonnes relations humaines dans l’entreprise ». Cette charte répond aux besoins révélés par l’étude sur « le stress et les risques psycho sociaux au travail » réalisée par le Ministère du Travail en 2008. Cette étude a en effet permis de se rendre compte des conditions de travail dans la majorité des entreprises françaises et des améliorations que nous devrions y apporter. Les résultats de cette étude sont consultables sur le site www.travailler-mieux.gouv.fr

Charte des bonnes relations humaines dans l’entreprise : http://www.travailler-mieux.gouv.fr/risques_ps/docs/Charte%20des%20bonnes%20relations%20humaines%20au%20travail%2020090109.pdf

Par Ph. Sorstein - Publié dans : gestion du stress
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Samedi 4 juillet 2009

 

Le « créateur » du concept d’intelligence émotionnelle est Peter  Salovey, doyen de l’université de Yale, il explique dans le préambule de l’ouvrage d’Ilios Kotsou comment dans les années 80, les psychologues et les chercheurs ont commencés à examiner la façon dont les émotions interagissaient avec la pensée et vice versa.

Leur Thèse est que l’intégration de l’émotion et du rationnel est la clef d’un management  performant. Les travaux de Damasio entre autre établissent des liens entre facultés cognitives, émotions et prise de décision et montrent de façon très logique comment l’absence d’émotion ou le refoulement des émotions empêche d’être réellement rationnel.

 

Le management est la performance, l’expertise, mais de plus en plus ces qualités ne peuvent exister sans être associées à des compétences telles que les relations personnelles, la communication, la diversité, l’éthique, l’interculturel, la conduite d’équipe, le changement.

Les émotions sont présentes à divers degrés dans chacune de ces compétences.

 

Le management, aujourd’hui, plus qu’hier demande une prise de conscience de l’espace personnel de l’autre. Différentes causes existent à cette évolution. Les salariés se sentent plus engagés dans leur vie personnelle, sont plus conscients de leur désir et de leurs pouvoirs et sont plus exigeant avec leur encadrement. L’encadrement même, par ce que soumis à  des pressions toujours plus importante sont devenus plus inquiets, moins désireux de « jouer le jeu » de société d’un tel gigantisme qu’elles en sont devenue inabordable y compris pour leur manager. Les mécanismes de prise de décision engagent des personnes innombrables qui peuvent être de culture et de continent différents. Le modèle « patriarcal  et clanique» existant depuis l’aube des temps se délite, laissant la place à un questionnement dont les réponses ne se situent plus dans une structure managériale évolutive et vécue comme logique mais dans l’angoisse et inquiétude, nous obligeant à tenir compte de ces curseurs émotionnels comme paramètre participant à la prise de décision.

 

Six émotions fondamentales sont recensées par  Eckman : La colère, La peur, le dégout, la tristesse, la joie, la surprise. Le caractère universel de ces émotions est contesté car il est quasiment impossible de dissocier les émotions primaires des émotions secondaires, sociales, ou complexes.
Quoi qu’il en soit les émotions ne sont pas uniquement de l’ordre de la sensation fugace. La neuro-anatomie nous rappelle qu’elles sont des fonctions vitales de l’organisme créée par le cerveau reptilien, système limbique et néo-cor tex. Ainsi le rôle des émotions dans la mémoire est souligné, la mémoire émotionnelle permet un encodage et une remémoration (la madeleine de Proust) à l’inverse le refus ou le refoulement d’une émotion structure le refus de se souvenir et la perte de la mémoire immédiate si utile dans les challenges générés par nos entreprises. Les pathologies liés à une gestion difficile des émotions  sont clairement identifiées et nuisent à la bonne marche de l’entreprise.

 

Pour ces raisons, notre époque appelle de nouvelles pratiques managériale aidées par une expertise  de l’émotion, le coaching, la psychologie font partis de cette expertise, ils sont devenus indispensable à nos entreprise afin de leur permettre une écoute de ce monde en perpétuel évolution et de son impact sur notre psychisme et sur nos liens.

 

Par Ph. Sorstein - Publié dans : management
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Pour qui, pour quoi, comment

  • : Arc En Terre Développement accompagne les managers et leurs équipes vers une meilleure qualité de vie professionnelle. Entretiens individuels, coaching de groupe et formations sur mesure.
  • Retour à la page d'accueil

Qui sommes nous ?


Josyane Halberstam
est Coach professionnel certifié , Maître Praticien en PNL et 

formatrice auprès d'organismes de formations en entreprise,
 
Elle préconise un coaching humaniste, proche de l’individu, de ses émotions et de l’action qui peut en découler
Elle a occupé des postes clés dans des entreprises leaders dans leur secteur  pendant 20 ans :organisation d’évènements, gestion d’équipe, encadrement, gestion budgétaire,avant de créer son cabinet de Coaching.

Elle adhère à International Coach Fédération et à l’une des chartes de déontologie les plus rigoureuses du marché.

 


Philippe Sorstein
est Psychothérapeute formé à la psychosynthèse, depuis 10 ans il adapte sa pratique à l’univers
 et  au besoin spécifique de l’entreprise. Il intervient pour toute sorte de public soit en complément d’un coaching,
soit dans le cadre d’un questionnement  et/ou d’une remise en question qui nécessite une formation comportementale, cognitive et analytique. 
 IL est membre de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P) et de la Société Française de Psychosynthèse Thérapeutique (SFPT

Il est ancien cadre financier et connaît bien les rouages internes du monde du travail.

 

Prestations

Toutes nos prestations sont faites sur mesure, et font l'objet d'un contrat écrit.

Nous suivons les codes de déontologie de Internation Coach Fédération,
 http://www.coach  federation.fr/media/ICFDeontologie20061011.pdf 

et de la Fédération Française de Psychotérapie et Psychanalyse
: http://www.ff2p.fr/fichiers_site/textes/textes.html

Nous nous engageons sur une entière confidentialité et sommes supervisés.

Contact


Arc en Terre : 5 rue de Poissy, 75005
Mail :
contact@arc-en-terre.com
Téléphone : 06 07 15 38 14 - 06 89 89 54 76

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus